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dimanche 12 juillet 2015

Asile, vous avez bien dit asile?

     C'est curieux comme le sens, le contenu ou le sous-entendu des mots peuvent varier,
évoluer selon les circonstances. Prenez le terme "asile", par exemple. Il est soudainement promu au rang de maladie honteuse, de énième plaie d'Egypte.
     Étonnamment, ce terme censé désigner l'endroit où l'on peut se réfugier, se mettre à l'abri d'un danger, devient le danger par lui-même, le risque inacceptable par ceux qui ne seront que les spectateurs de la misère d'autrui.

     Je ne comprends plus mes voisins. Comment une simple réaction épidermique a pu à ce point les perturber pour suivre deux agitateurs en mal de notoriété? Comment ont-ils été amenés à signer en masse une pétition sans en lire la première ligne, sans chercher à en comprendre la portée?
      J'ai le sentiment qu'avant même l'arrivée du premier migrant dans les locaux de l'AFPA, c'est la ville de Loudun elle-même qui s'est transformée en asile...........de fous.

     J'ai croisé de nombreuses personnes m'ayant précisé qu'elles avaient couché leur signature auprès des autres. J'ai lu des prises de position dans le même sens, rapportées par la presse mais émanant des représentants FN du coin voulant profiter d'une bonne aubaine. Plus curieusement, je suis aller lire l'édito du 25 juin dernier chez nos "Veilleurs Actifs Loudunais". J'imagine qu'il est du, comme les autres, à son président et c'est là que l'étonnement est à son comble. Pour avoir partagé un mandat avec lui et exercé quelques responsabilités ensemble, je le croyais sur un autre plan au regard de la commisération. 

     On  critique volontiers mon penchant agnostique quand sa foi semble guider ses actes. Je me dis que la charité chrétienne ne doit plus être de notre millénaire ou alors je suis en retard de plusieurs encycliques. Je ne peux que rapprocher cela à l'attitude d'un "Secours Catholique" qui, à Loudun, n'a plus rien de très catholique. On vient d'apprendre que la hiérarchie Poitevine de cette vénérable institution vient de décider la fermeture de son antenne Loudunaise. Son doute redoutent-ils "l'onde de choc" annoncée par le VAL, laissant aux autres associations caritatives le soin d'apporter leur aide si besoin est. 

     Mais heureusement, après la folie excommunicatrice, on entend ça et là quelques voix qui appellent à plus de sérénité, plus de réserve ou tout simplement plus de bon sens. On se souvient, ici, avoir porté aide et assistance à des familles nous arrivant d'Europe de l'Est, avoir conjugué les efforts de personnes de bonne volonté avec ceux de la municipalité, y compris d'un maire avec lequel je ne partageais pourtant pas grand'chose.
     Parmi eux, Jacques Albert s'est montré particulièrement efficace et dévoué. Son avis sur la situation d'aujourd'hui, la pétition qui circule et son contenu étant d'un grand intérêt, je lui ai demandé l'autorisation de reproduire l'analyse qu'il en a faite. La lecture des lignes qui suivent devraient permettre à certains d'y voir plus clair.
     
 Une « pétition contre l'ouverture d'une maison d'accueil des demandeurs d'asile » est proposée aux Loudunais (dans la rue) et à d'autres ( via internet).
Cette pétition aurait déjà été signée par plusieurs centaines de personnes.
Qui la propose ? Aucun nom d'initiateur, aucune association déclarée.
A qui est-elle adressée ? On l'ignore.
Il existe pourtant des règles élémentaires pour qu'une pétition soit crédible.

Le texte de cette pétition ( en italiques ci-dessous) appelle trois observations :
  1. « Les Loudunais se voient imposer par l'Etat l'ouverture d'une maison d'accueil de demandeurs d'asile sans même la moindre concertation ».
    L'Etat se doit dans l'urgence de loger les demandeurs d'asile. L'Etat possède à Loudun un bâtiment moderne à vocation d'hébergement, (désespérément) vide depuis plusieurs années. L'Etat décide de l'occuper. Quelle concertation exiger ? Peut-on reprocher à l'Etat de ne pas avoir informé le maire de Loudun ou le président de la Communauté de Communes de cette décision ? Le maire a organisé, début juin, une réunion publique d'information sur le sujet. Soit trois mois avant l'arrivée annoncée des demandeurs d'asile. On a vu décision d'Etat plus brutale.
  2. « L'Etat n'apporte aucune garantie pendant et après le séjour des migrants demandeurs d'asile ».
    Quelles garanties l'Etat peut-il apporter ? Dans quels domaines ? Bien sûr qu'il faut étoffer le tissu sociétal du Loudunais ( écoles, médecins, hôpital, transports, gendarmerie …). Aux élus locaux et à l'Etat de se montrer rapidement à la hauteur de la situation.
  3. « L'image de la ville risque d'être fortement atteinte et donc l'économie locale impactée .»
    D'autres villes accueillent de tels centres et leur image ne semble ni en souffrir ni être particulièrement dégradée. Quant à l'impact sur l'économie locale, il faudrait expliquer les craintes.
    Ce qui est certain, c'est que cette « pétition contre » a un grand écho (surprenant) dans la presse tant régionale que nationale et dans les autres médias . Il est certain que l'image de Loudun n'est pas sortie grandie de cette flambée de titres sensationnels .
    Il faudra bien un jour parler sérieusement de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants et des conditions dans lesquelles l'Etat et les Loudunais les accueillent. Il faudra aussi parler d'humanité, comme l'a fait notre sénateur, M. Raffarin, sur France Inter, le 1er juillet dernier : « Quand je vois quelqu'un qui est étranger, avant d'être un étranger, c'est mon frère. »

        le 11 juillet 2015 Jacques Albert

Le dessin reproduit au début du texte provient du blog signalé ci-dessous. Le consulter ne manque pas d'intérêt non plus et montre, à l'évidence, que bien peu de progrès ont été faits depuis deux ans.
http://aespriforum2013.overblog.com/mercredi




mardi 30 décembre 2014

Loterie de Noël à la CCPL.

              On ne cesse d'en parler, la période des cadeaux bat son plein. Saint Nicolas à peine reparti secourir d'autres enfants imprudents, le père Noël est arrivé avec ses brassées de jouets, plus ou moins bien emballés selon l'origine des intérimaires scotcheurs, autant de cartons et d'emballages qui iront saturer les conteneurs dédiés à cet effet.  Déjà c'était hier et l'on pense à Sylvestre qui, dans ses starting-blocks, s'apprête à nous propulser vers une 2015 ème année pleine de promesses et de surprises inimaginables.

              L'imaginable, en tout cas, demeure le quotidien qui sera si semblable à celui de 2014, avec les mêmes doutes et inquiétudes, les mêmes difficultés de fin de mois à l'approche du 15, les mêmes espoirs déçus. 

mercredi 9 juillet 2014

Sic transit gloria........

En réalité, la locution complète est "Sic transit gloria mundi", 'ainsi passe la gloire du monde'. En lisant ma Nouvelle République préférée de ce mardi (celle qui m'accepte comme lecteur-payeur-abonné mais pas comme commentateur bénévole), je me disais que ce qui concerne le "mundus" s'appliquait fort bien en l'espèce à l' "homo",  l' homo ex major. C'est vrai, lorsqu'on n'est plus le premier, c'est difficile d'admettre d'être ignoré.

Ainsi donc, notre encore Conseiller-Général a été oublié par le Groupe Chessé. Il n'a pas été invité au pince-fesses entourant la pose d'une première pierre sur le site Careo. C'est carrément pas de bol.Quelle misère de constater qu'un homme qui a porté haut et fort les valeurs du commerce de proximité, qui s'est vanté (au début du moins) de susciter  ainsi une synergie efficace entre la grande distribution et les commerces de centre ville ne soit pas admis au rang qu'il pense toujours être le sien: le relais incontournable entre le CG86 et notre territoire. C'est vrai, personne n'a oublié, par exemple, ses efforts pour faire avancer la sécurité sur l'ex RN 147 en prenant la tête d'une association ad hoc. De même son isolement au sein de l'assemblée départementale quand il s'agissait des modalités de recrutement des futurs salariés "Center Parcs".

J'ail le souvenir qu'à l'époque quelques uns de ses collègues départementaux l'avaient comparé à Speedy Gonzales tant son aptitude à arriver le dernier pour repartir le premier avait impressionné certains. Aujourd'hui donc, son effacement du paysage Loudunais se trouve amplifié par l'oubli de ceux-là mêmes qui devaient témoigner de son côté visionnaire.

Il lui reste encore un peu de temps dans ce dernier mandat électif pour nous prouver le souci qui est le sien de faire avancer les dossiers qui nous concernent. En matière d'aide sociale, le Département a une fonction majeure. A l'heure où la précarité ne fait que s’accroître, nous pouvons espérer qu'il soutienne services et associations qui, au plus près de nous, cherchent à limiter la casse.

Dernier point: que ne l'a-t-on entendu se prononcer sur l'évolution du dossier "Maison Relais - Logements Sociaux" sur lequel je l'avais soutenu sans réserve et qui vient de prendre un curieux virage?

jeudi 23 janvier 2014

Touche pas à mon Canton!


Ce n'est pas tous les jours que je reçois une invitation de J.P. Raffarin, A. Fouché et C. Bertaud réunis.

L'affaire est d'importance: la Patrie est en danger et il faut déclarer la mobilisation générale pour contenir l'ennemi au-delà de nos frontières. Ce 19 janvier, la missive a des intonations de 18 juin.

Que quoi diable s'agit-il?

Tout simplement de notre survie. La gravité du ton nous fait craindre le pire.

vendredi 17 janvier 2014

Un gars ben d'cheu nous.

Comme un train peut en cacher un autre, une cérémonie de vœux superpose la précédente

Pavillon du Québec, mercredi soir à Angliers. Bruno Belin présentait les siens aux délégués communautaires. Je pourrais parler de l'ambiance, beaucoup plus détendue que celle de l'Espace Culturel de Loudun, quelques temps avant.  Je pourrais m'attarder à une comparaison entre deux orateurs aux styles bien différents, l'un s'appliquant à mettre de la conviction dans la lecture d'un texte dont chaque paragraphe se voulait être un satisfecit sur les actions entreprises, accomplies ou en devenir quand l'autre, beaucoup plus décontracté, survolait ses notes voulant donner à son discours le ton presque badin d'une conversation entre amis. 

C'est sans doute cette décontraction qui  a fait accepter que, derrière lui, le conseiller régional et le suppléant de la députée aient pu s'exprimer. Contrairement à Loudun où le maire précisa à V. Massonneau que le protocole local ne permettait pas que qui que ce soit parle après lui (il me semble pourtant bien que du temps où son "cher Jean-Pierre Abelin" nous honorait de sa présence, ce n'était pas tout à fait cela).

Dans son intervention, Jean-François Macaire, 1er vice-Président du Conseil Régional et élu référent pour notre territoire nous en a fait des tonnes sur son émerveillement à la découverte du monde rural qui lui a fait un si bon accueil, à lui, "un gars de la ville".

Je repensais à cela en feuilletant journal, ce matin, voyant comment les photos de souhaits en tous genres continuaient de s'entrechoquer à chaque page. Celle de la Présidente de Région ainsi que les commentaires qui l’accompagnaient  m'ont interpellé. Ainsi la Région va se préoccuper de nos routes de campagne et s'investir (et même investir) dans leur entretien, leurs aménagements.

Je n'en croyait pas mes yeux et commençait à reprendre espoir. La réponse que m'avait faite naguère Claude Bertaud sur l'impossibilité pour le Conseil Général de prendre en compte des travaux d'aménagement sur l'axe Poitiers-Loudun au-delà de Neuville allait être sans doute être reconsidérée. La Région et le Département unissant leurs efforts pour désenclaver les bouseux du Nord-Vienne et faire de Loudun autre chose qu'une contrée lointaine chevauchant le cercle polaire.....on allait voir ce qu'on allait voir!

Misère, ce n'est encore pas pour nous: 10 millions pur Vouillé, 75 millions pour Lhommaizé et Lussac les Châteaux.
Dis-donc, mon gars Jean-François, tu t'es bien gardé de nous dire cela à Angliers.
En rappelant le rôle de la Région et son implication sur nos territoires tu nous a caché ce nouvel engagement de la Présidente de Région: "maintenant, il est de mon devoir de rattraper le retard pris par le réseau routier". Est-ce à dire que nous continuerons à être les parias ou que nos élus départementaux et régionaux sont moins efficaces que ceux du sud-Vienne? Y-a-t-il une malédiction qui continue de planer autour de notre butte et contraindra notre citadin de vice-président de continuer à mettre des bottes dans son coffre quand il viendra nous voir, au plus profond de notre glaise, loin des bretelles d'autoroutes, des déviations sécurisées, des créneaux de dépassement ou des trois voies rassurantes.

Allez, Jean-François, rechausses tes escarpins et dis un mot pour nous à la patronne.


Dernière minute: 

 "L'Essentiel de Poitou-Charentes", n°392 vient d'être mis en ligne et confirme ce qui précède.

Deux cartes "grands projets" illustrent les propos en matière ferroviaire et routière.

Je ne résiste pas à l'envie de les reproduire ici en vous invitant à constater, comme moi, le corridor de néant dans lequel nous nous retrouvons dans les deux cas de figure.







mercredi 16 octobre 2013

Pas bio Loudun? (Vivre en Vienne, suite et fin)







« Le goût du local », titre de couverture annonçant l’article de fond de ce numéro. Sans aucun doute, ici, notre ruralité sera mise à l’honneur. Nous avons tant d’exploitants et d’entrepreneurs actifs dans tout ce qui touche la production agricole et sa promotion. 
A y regarder de plus près, ce n’est  pas gagné. Ce « dossier » est du à Yves Gargouil , Conseiller Général de Charroux (cap au sud) ci-devant Président délégué à l’Agriculture et à la Ruralité.

Vivre en Vienne (sauf au nord).

Je ne sais pas si vous y avez prêté attention mais habituellement  (ou du moins depuis environ deux ans), chaque parution de ce périodique consacre une page soit au Futuroscope, soit au Center Parcs, quand ce n'est pas aux deux en même temps.
Le numéro d'octobre 2013 interpelle car il semble fait uniquement pour notre canton. Pas un mot, pas une ligne sur ces  capteurs de l’attention collective que sont les deux parcs de loisirs, l’un à l’âge adulte et l’autre en devenir.

samedi 28 septembre 2013

Au fond de la pochette...ou presque.

La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale.
Cela ne saurait s'appliquer à Loudun où l'on fait d'excellentes confitures, en tous genres et en bonne quantité. Mais, et c'est peut-être dommage, une fois cuites, quand les pots sont refroidis, on les range sur des étagères différentes, parfois distantes les unes des autres. Ensuite, lorsque revient la tentation de la gourmandise, on hésite sur l'endroit où chercher, il nous manque cette vitrine proposant une vue d'ensemble pour un choix précis voire même une savante combinaison de saveurs.

mardi 24 septembre 2013

Mandat cash, second versement.


Revenir au concret, parler des territoires, répondre aux questions des présents devait constituer la deuxième partie de la réunion à laquelle nous avait conviés Madame Massonneau. Mais, comme souvent, la timidité prend le pas sur la curiosité. On ne va quand même pas se quitter comme ça?
Allez, je me risque.

lundi 23 septembre 2013

Mandat-cash*

Je m'étais trop impliqué dans les dernières élections législatives pour ne pas m'intéresser à ce que notre nouvelle députée avait à nous dire. J'avais bien reçu son journal de l'été 2013, avec sa photo reprise une dizaine de fois en  à peine plus de pages et lu attentivement les commentaires intercalés. J'avais également très bien noté ce que son suppléant disait in fine :"Savoir écouter l'autre ne semble pas être à la portée de tous". Je ne pourrais donc que repartir mieux armé après les avoir rencontrés.